340R : une auto très
futuriste !
340 exemplaires à 340 k Francs tel était le compromis en 2000 !
Quelques cinq 340 R réservées pour la France !
Pas de toit, pas de
portes, des roues protégées par des garde-boue, 570 kg, voilà taillé à la serpe
le portrait de la Lotus 340 R, auto du futur, arraché le temps d’un millésime à
la norme étouffante qui veut que de nos jours sportivité rime poids et
puissance.
La course à la sécurité et
au confort a engendré des véhicules de plus en plus lourd. Pour compenser cette
évolution, les moteurs sont à leur tour de plus en plus puissants, donc de plus
en plus gros et de plus en plus lourd… Il en résulte des engins certes
performants, efficaces, mais au volant desquels la vivacité des vélos à quatre
roues des années 60 est un lointain souvenir.
Toutes les Lotus sont conçues avec l’obsession du
poids. Quitte à flirter avec l’intransigeance, voire l’indigence. Portée un
temps par ses succès en F1 ; puis par son bureau d’études, la marque du regretté
Colin Chapman a su traverser les décennies sans se trahir. Le poids,
toujours le poids ! Mais les ingénieurs de chez Lotus n’en restent pas là. Avant
de franchir un nouveau cap en 2001 ils jettent sur la route de Monsieur tout le
monde un engin improbable, la 340 R.
La 340 R est un paradoxe,
inconcevable si l’on se réfère à l’autophobie ambiante. Mais commençons par le
début. Déjà, le moteur :179 ch qui, perchés à 7 800 tr/mn (!), accrochent le
rendement mythique de 100 ch/litre. Ramenée aux 658 kg annoncés de la bête, on
obtient un rapport poids/puissance de 3,67 kg/cheval, des accélérations de moins
de 6 secondes pour atteindre 100 km/h, à peine plus de 14 secondes pour abattre
le 400 mètres.
Ce qui bluffe dans cette
auto, c’est la façon dont Lotus a osé traiter le concept de voiture de sport,
dans un traitement aussi radical. La 340 R n’a pas réellement de carrosserie. On
pourrait davantage parler de module tant la ligne de cette auto est futuriste.
On en reste littéralement abasourdi ! Chaque détail bouscule mes habitudes. Les
trains roulants apparents, l’absence de portes, et toute la partie arrière,
absolument dépourvue de tout carénage, qui exhibe une esthétique « éclatée »,
chaque élément – aileron, feux, échappement… – donnant l’impression d’être
totalement indépendant des autres.
À l’intérieur, la sensation
ne s’estompe guère ; un bel arceau, des harnais de série, deux cadrans et des
commandes qui tombent bien sous la main et sous le pied, un bouton de démarrage
course.
Bientôt
vous la découvrirez au LOTUS EN BÉARN 2007 !
Caractéristiques Techniques
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Moteur 4 cylindres en ligne, transversal
AR, 1 796 cm3 (80x89,3 mm), vilebrequin 5 paliers, bloc/culasse alu,
179 ch DIN à 7 800 tr/mn, 17,4 mkg à 5 000 tr/mn, rapport volumétrique 11,5 : 1,
2 ACT, 4 soupapes par cylindre, allumage et injection électronique Motorola MEMS
1.9.
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Transmission aux roues AR. Boîte 5
rapports. Autobloquant en option.
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Direction à crémaillère.
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Suspension AV triangles superposés,
combinés ressort/amortisseur, barre antiroulis ; AR triangles superposés,
combinés ressort/amortisseur, tirants.
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Freins à disques ventilés.
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Carrosserie châssis-coque aluminium
apparent 2 places.
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Dimensions empattement 2,30 m, longueur
3,62 m, largeur 1,70 m, hauteur 1,12 m, voies AV/AR 1,43, 1,46 m.
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Poids 658 kg.
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Roues 195/50 R 15 (AV) ; 225/45 R 16
(AR)
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Performances 192 km/h ; 0 à 100 km/h 5,7
sec. |